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Tati, la fin d’une époque

Publié le 4 octobre 2021

C’était comment, la Goutte d’Or, il y a 50 ans ? 20 ans ? 5 ans ? Goutte d’Or & Vous ressort une archive des cartons qui témoigne de l’évolution du quartier : vieux reportages de JT, revues de presse, pétitions...

Jeudi 30 septembre, le magasin Tati de Barbès - le dernier de la mythique enseigne - a fermé ses portes après 73 ans d’existence. Véritable institution au sein du quartier, Tati avait forgé son succès sur une présentation façon bazar avec des prix défiant toute concurrence. A la fin des années 70, l’enseigne au vichy rose disposait même d’un seul magasin, celui à cheval sur les boulevards Barbès et Rochechouart, accueillant jusqu’à 40 000 clients par jour.

Ce succès populaire a d’abord permis à Tati d’ouvrir de nombreux autres magasins sur le territoire français. Mais en 1991, le décès du patron de Tati, Jules Ouaki, met la société une première fois en danger, la faute à une succession non préparée donc compliquée. C’est finalement Fabien Ouaki qui reprend en main l’entreprise et la développe à l’étranger. En 1998, Le Monde rapporte que Fabien Ouaki souhaite attirer une clientèle plus aisée et poursuivre l’internationalisation de son activité. Pour ça, le jeune PDG lance de nouvelles enseignes comme Tati Or, Tati Mariage, Tati Vacances, Tati Optic, Tati Phone ou encore Tati Bonbons.

Ces enseignes seront un échec, et n’aideront pas le groupe à relever la tête. Résultat, en juillet 2004, Tati est en redressement judiciaire, et Fabien Ouaki jette l’éponge. Quelques semaines et plusieurs grèves plus tard, le groupe est cédé à Fabio Lucci contre 14,5 millions d’euros. Mais cinq magasins sur 29 ne seront pas repris et 330 emplois sur 997 seront supprimés. Un rachat dont le but est de redynamiser l’enseigne, qui veut alors séduire mères et filles branchées comme le rapporte Le Parisien en septembre 2004.

Dix-sept ans plus tard, le Tati de Barbès vient de fermer ses portes et va être transformé en logements, commerces et bureaux par le groupe Immobel France, qui a racheté le bâtiment à Gifi, propriétaire des lieux depuis 2017, laissant Barbès orphelin d’une enseigne mythique. Même pour les jeunes de La Salle, qui sont revenus en 2019 sur leur souvenir d’enfance à Tati, au micro de GO&V.



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